Alexis HK - Phobie - Clickletras.com.br


Letra Phobie

Sans cesse à s'angoisser par ce qui se passait autour de lui
Parmi mille phobies l'en avait une singulière
Une qui faisait qu'il ne dormait guère plus de trois heures par nuits
Qu'un jour un autre vint et le saisisse par derrière.

En chaque homme il voyait un volontaire voleur de vertu
Le regard vers l'arrière si d'aventure il marchait dans la rue
Pour aller consulter un de ces fameux spécialistes
En maladies dont les symptômes sont que les gens sont tristes.

Je m'en viens aujourd'hui faire appel à la médecine
Car j'ai peur du coup de bine du voisin de ma voisine.
Je ne sais pas ce qui fit
Qu'ainsi l'angoisse règne
Mais dans la terreur je vis
Que par derrière l'on me prenne.

Comme un de ses amis
Un de ces soirs de pleine nuit tard
A l'histoire de celui qui se fit retourner ici 128 fois
Il fut pris de panique et par tous les saints il jura
Que par derrière jamais on ne le prendra.

Je m'en viens aujourd'hui faire appel à notre église
Pour qu'elle vienne à mon aide quand peu à peu je m'enlise
Dans la marée montante et de façon très maline
De la peur du coup de bine du voisin de ma voisine.

Médecins et hommes d'église furent unanimes
Trop fort était le traumatisme et notre homme était trop pusillanime
Il faudrait qu'il y passe car comme tout un chacun sait
On ne guérit que des angoisses que l'on connaît.

Je m'en viens aujourd'hui faire appel à la voyance
N'ayant d'autre solution car ni l'église ni la science
De ma phobie démoniaque ont trouvé quoi me dire
Je paierai donc le prix pour qu'on me parle de mon avenir
J'ai consulté la boule, les cartes et le marc de café
J'ai vu le grand marabout qui a lu dans les os de poulet
Or tout me porte à croire et cela sans aucun choix
Qu'un coup de bine un beau jour me tuera

Je m'en viens aujourd'hui faire une petite annonce
A laquelle j'espère trouver une réponse
Car je recherche un quidam à tempérament modéré
Pour me retirer mon angoisse et par là même ma virginité.

Mais médecins, évêques et mages avaient menti
Car même après quelques semaines personne à l'annonce ne répondit
Bien plus qu'une phobie très vite se rencontra
La solitude de celui qu'on ne désire pas.

Je m'en vais aujourd'hui vivre parmi les gorilles
Car ici nul ne m'aime et je dois refaire ma vie
Au milieu de créatures qui ne m'auront pas menti
Et pourront jour après jour satisfaire toutes mes envies.»

Mais après 17 ans de bonheur dans la jungle africaine
Il se prit à regretter ceux de l'espèce qui était la sienne
Ainsi du fond de la forêt l'on entend parfois
Le cri de l'homme qui désire ce qu'il n'a pas.

Sans cesse à m'angoisser par tout ce qui se passe autour de moi
Parmi dix milles envies, l'en est une qui me désespère
Une qui fait que je ne dors plus guère que quelques heures par moi.
Qu'un jour un autre vienne et me chérisse comme un frère.